Le programme de 2005 : retrouver une finale féminine
Un programme de la finale de la Women’s FA Cup 2005, conservé à Manchester, permet de dater et de situer un match, à condition de croiser sa notice avec les comptes rendus.
Analyse · Période abordée : Années 2000

Dans cet article
Un programme de finale n’est pas un compte rendu. Il est imprimé avant le coup d’envoi et dit ce qui était prévu, pas ce qui s’est passé. Pour retrouver une finale, il faut donc le lire avec d’autres documents, et accepter que certaines questions restent ouvertes.
Le document de départ
Le National Football Museum, à Manchester, conserve un programme de la finale de la Women’s FA Cup 2005. Selon sa notice, la couverture sort de l’ordinaire : le Sunday Express avait organisé un concours permettant à des enfants de voir leur dessin en couverture. Le dessin retenu, signé Gillian Prescott, montre une joueuse de chacune des deux équipes finalistes, Charlton Athletic et Everton.
La notice ajoute que la dessinatrice était la filleule de Sheila Parker, présentée comme la première capitaine officielle de la sélection anglaise et vainqueure de la coupe avec Fodens en 1974. Nous n’avons pas trouvé d’autre source pour ce lien familial. Nous le rapportons donc comme une information du musée.
Ce que l’on peut établir
En croisant la notice avec d’autres sources, on peut fixer le cadre du match. La compilation de résultats de la RSSSF indique une finale jouée le 2 mai 2005 à Upton Park, le stade de West Ham United, devant 8 567 spectateurs, et remportée 1-0 par Charlton sur un but d’Eniola Aluko à la 58e minute. La Fédération anglaise, dans sa page d’histoire consacrée à la saison suivante, confirme qu’Aluko avait marqué le but décisif de la finale 2004-05 contre Everton.
Le programme apporte autre chose : la façon dont l’événement était présenté au public, avec un dessin d’enfant à la place de la photographie habituelle. C’est ce qu’un résultat ne dit jamais.
Ce qui reste incertain
La notice parle d’une rencontre à Wembley, alors que les autres sources la placent à Upton Park. Nous n’avons pas vu le programme original et ne savons pas quel lieu y est imprimé. Le désaccord n’est pas tranché ici ; il rappelle qu’une notice de musée se vérifie, elle aussi.
La notice ne dit pas non plus combien d’exemplaires ont été imprimés, ni combien de dessins ont été envoyés au concours. Elle qualifie ce titre de premier et, « à ce jour », seul succès de Charlton dans la compétition : la formule dépend de la date de rédaction, que la page n’indique pas.
Une méthode qui vaut au-delà de 2005
Relevez ce que l’imprimé affirme, confrontez chaque date et chaque lieu à une source indépendante, et notez les désaccords plutôt que de les effacer. La même démarche s’applique au programme de 1972 des premières Lionesses, conservé par le même musée.
