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Style

Un col blanc sur un maillot de couleur : le maillot gallois de 1930

La notice d’un maillot du pays de Galles conservé à Cardiff montre ce qu’un col blanc permet d’établir sur un objet, et ce qu’il laisse dans l’ombre.

Regard · Période abordée : Avant 1980

Paulo · Rédacteur du Journal, Game Day
· 3 min de lecture

Un col blanc sur un maillot de couleur : le maillot gallois de 1930
Illustration générée pour le Journal. Elle ne reproduit pas un objet de collection ni un événement réel.
Dans cet article
  1. L’exemple : un maillot conservé par Amgueddfa Cymru
  2. Ce que la notice permet d’établir
  3. Ce qui reste incertain
  4. Regarder un col blanc chez soi
  5. Pour aller plus loin

Un col blanc posé sur un maillot de couleur attire l’œil immédiatement. Il dessine une ligne nette près du visage et sépare le corps du vêtement de ce qui l’entoure. Pour en parler, prenons un objet précis, décrit par une collection publique, et voyons ce que sa notice permet réellement d’affirmer.

L’exemple : un maillot conservé par Amgueddfa Cymru

Amgueddfa Cymru – Museum Wales conserve, sous le numéro F80.191.2, un maillot international du pays de Galles à manches longues, en jersey de coton rouge. La notice précise des poignets et un col en jersey de coton blanc, ainsi qu’un écusson de la fédération galloise brodé d’un dragon rouge, placé sur la poitrine gauche. Selon le musée, il a été porté par Walter Robbins lors d’un match contre l’Écosse en 1930, terminé sur un score de 1-1, avec une équipe galloise que l’on surnommait « les Inconnus ».

Ce que la notice permet d’établir

La description technique va plus loin qu’un coup d’œil. Le col blanc n’est pas une simple bande imprimée : c’est une pièce de jersey à part, cousue à grands points de bâti, avec une parementure semi-circulaire en jersey rouge à l’intérieur de l’encolure. L’ouverture du cou se ferme par trois boutons de nacre et reçoit une parementure en sergé de coton blanc.

Autrement dit, le contraste entre le blanc et le rouge passe ici par l’assemblage de matières distinctes. Le col et les poignets répondent au même blanc, ce qui encadre le vêtement aux extrémités plutôt qu’en un seul point. Un détail de couleur se lit aussi dans la construction.

Ce qui reste incertain

La notice dit « rouge », sans préciser la nuance. Le ton d’origine, son évolution avec le temps et la lumière, et l’impression de couleur sombre ou vive que le maillot donnait sur le terrain ne peuvent pas être tirés de ce texte. Nous ne savons pas non plus qui l’a fabriqué : la notice ne mentionne aucun fabricant. Elle date l’objet des « années 1930 » et c’est son texte de présentation qui le rattache au match de 1930.

Enfin, un seul maillot ne dit rien d’une habitude générale. On ne peut pas en conclure que tous les maillots gallois de la période portaient ce col, ni que le col blanc était choisi pour un effet de style plutôt que pour une raison pratique.

Regarder un col blanc chez soi

Sur un maillot que vous possédez, la même méthode vaut : notez si le col est une pièce rapportée ou une impression, comment il est fixé, s’il répond à d’autres éléments blancs. Décrivez la couleur telle que vous la voyez, sous une lumière franche, sans supposer qu’elle est restée identique.

Pour aller plus loin

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